Rétrospective de la présentation du message sur l'armée 2026 : programme d'armement
Le coup d'envoi de la présentation du message sur l'armée de cette année a été donné le 23 mars 2026 sur la place d'armes de Thoune. Pendant quatre jours, des représentants de l'armée, de l'industrie, de la politique et des médias ont pu se faire une idée précise du programme d'armement actuel. Sur des stands d’information, les chefs de projet ont présenté leurs projets de manière concrète à l’aide de maquettes et de programmes interactifs, tout en répondant aux questions des visiteurs.
Nina Schmid, Domaine spécialisé Communication, État-major stratégique
Exposés
Le chef de l’armement, Urs Loher, a brossé un tableau clair : l’époque où la sécurité allait de soi est révolue, la situation en matière de politique de sécurité a basculé. Les guerres modernes se jouent sur la capacité industrielle, la rapidité, les moyens financiers et l’endurance. Alors que l’Europe s’arme massivement, la Suisse risque de prendre du retard sur un marché de l’armement en surchauffe et d’entrer dans une phase de vulnérabilité accrue à partir de 2028. Parallèlement, il existe des lacunes considérables en matière de capacités de défense contre les attaques à distance. Actuellement, seuls environ 8 % du territoire suisse peuvent être protégés contre les attaques aériennes à l’aide de moyens terrestres. Sa conclusion : ne pas attendre une planification parfaite, mais agir rapidement, créer une marge de manœuvre financière et procéder à des acquisitions de manière pragmatique, sinon le risque sera reporté à plus tard.
Le brigadier Eric Steinhauser, chef de la planification de l’armée, a mis en garde contre le danger de la guerre hybride. C’est pourquoi le programme d’armement ne se concentre pas uniquement sur la défense de l’espace aérien, mais aussi sur la guerre électronique et le développement des infrastructures correspondantes. Après la présentation des différents projets d’acquisition, il a expliqué le financement : le Conseil fédéral propose au Parlement des crédits d’engagement d’environ 3,4 milliards de francs suisses. Sur ce montant, 2,4 milliards sont destinés aux investissements en armement et 562 millions aux projets immobiliers. En outre, le Conseil fédéral a présenté un arrêté fédéral de 394 millions de francs destiné à couvrir les coûts supplémentaires liés à l’acquisition du nouvel avion de combat F-35A.







