La sueur fournit des informations sur la longévité et la résilience - Déterminer l'âge biologique grâce à la technologie des capteurs
St. Gallen, 21.08.2025 — Les gens veulent rester en bonne santé et actifs le plus longtemps possible. Mais quel est réellement le degré de jeunesse et de résistance de leur corps ? Des chercheurs de l'ETH Zurich, de l'Empa, du Caltech et de l'hôpital universitaire de Bâle veulent désormais rendre l'âge biologique mesurable de manière précise et simple. Le nouveau projet « AGE RESIST », soutenu par le Fonds national suisse (FNS), vise à déterminer de nouveaux biomarqueurs dans la sueur à l'aide de capteurs portables.

Le vieillissement est un processus qui dure toute la vie et qui nous concerne tous. Et pourtant, il s'agit d'un phénomène biologique encore mal compris. Il est clair que la forme physique et la vulnérabilité à certaines maladies changent au cours de la vie et que les traitements médicaux doivent être adaptés à l'état du corps. Mais quel est l'âge réel d'une personne ? L'âge qu'elle ressent ? Ou l'âge indiqué sur sa carte d'identité ? Comme l'âge chronologique, mesuré en années de vie, ne donne qu'une indication limitée de la condition physique, les chercheurs tentent depuis longtemps de déterminer l'âge biologique réel d'une personne. Par exemple, divers paramètres sanguins, appelés biomarqueurs moléculaires, qui doivent être analysés en laboratoire, constituent une méthode – certes coûteuse – pour déterminer l'âge biologique.
Une équipe de chercheurs dirigée par Noé Brasier de l'ETH Zurich, avec la participation de l'Empa, du Caltech (California Institute of Technology) et de l'hôpital universitaire de Bâle, travaille actuellement à la mise au point d'une méthode de mesure plus simple mais tout aussi précise pour de nouveaux biomarqueurs dans la sueur, afin de déterminer l'âge biologique et ainsi mieux comprendre le processus de vieillissement, la longévité et la résilience.
Une horloge biologique pour des thérapies sur mesure
Le projet « AGE clock for RESIlience in SweaT », ou « AGE RESIST », récemment lancé et financé par le Fonds national suisse (FNS), rassemble des chercheurs issus du milieu clinique, de la recherche médicale et de la technologie des capteurs afin de développer un capteur portable pratique pour l'analyse de la sueur. Il mesure de nouveaux biomarqueurs moléculaires dans la sueur, qui sont combinés à d'autres paramètres physiologiques. « Grâce à la grande précision des capteurs sur la peau, nous obtenons en continu des données fiables sur l'état physiologique du corps », explique Simon Annaheim du laboratoire « Biomimetic Membranes and Textiles » de l'Empa à Saint-Gall.
Une telle horloge biologique pourrait ainsi fournir des informations importantes sur la résistance physique et la résistance au stress d'une personne. Elle contribue également à personnaliser les traitements médicaux – et donc à les rendre plus efficaces – en fonction de l'état de santé de chaque patient. Les effets secondaires et les risques pourraient ainsi être réduits et les thérapies utilisées de manière plus ciblée et plus efficace.
Informations
Dr. Simon Annaheim
Empa, Biomimetic Membranes and Textiles Lab
Tél. +41 58 765 77 68
Simon.Annaheim@empa.ch
Dr. Noé Brasier
Institute of Translational Medicine
Tél. +41 44 633 21 30
ageresist@hest.ethz.ch
